Présentation

L’île de Ré est située dans l'Océan Atlantique, au large des côtes aunisiennes et vendéennes. Elle fait partie de l'archipel charentais.

Elle est séparée du continent, au nord, par le pertuis Breton, et des îles d'Aix et d'Oléron, au sud, par le pertuis d'Antioche. Depuis le 19 mai 1988, elle est reliée au continent par le pont de l'île de Ré. L'île est surnommée « Ré la blanche » en raison de la teinte caractéristique de ses maisons traditionnelles.

L’île de Ré, s'étire sur une longueur d’environ 26 km et sa largeur varie de 70 m à 5 km. Elle présente un développement total de côtes de presque 100 km, dont la moitié sont constituées de plages, surtout la côte sud-ouest.

L’Île possède un isthme : Le Martray. Son relief est plat dans l'ensemble. Le point culminant de l'île se trouve au Peu-des-Aumonts, lieu-dit de la commune du Bois-Plage-en-Ré, et atteint 20 mètres d'altitude.

Activités

De nombreuses activités sont pratiquées sur l'île :

  • Surf, windsurf, kitesurf; la condition géographique de l'île assure vent et vagues toute l'année.
  • La voile, se pratique dans les Écoles Françaises de Voile ou les yacht-clubs de La Flotte, Ars ou Saint-Martin-de-Ré, qui organisent de nombreuses régates. Certaines bases nautiques sont très actives comme à La Flotte, Rivedoux-Plage, La Couarde, Ars où Les Portes.
  • Tous les villages possèdent des courts de tennis municipaux ou dans les campings.
  • Le vélo et les sports de route. L'Île de Ré est très bien équipée en pistes cyclables.
  • Centres équestres.
  • Golf.
  • Parties de pêche à pied et en mer.
  • Locations de bateaux.
  • Croisières inter-îles.
  • Randonnées.
  • La piscine Aquaré a ouvert ses portes en juillet 2009 à Saint-Martin-de-Ré.
  • Etc.

A visiter

  • L'Abbaye des Chateliers.
  • Le Fort de la Prée.
  • La Maison du Fier aux Portes et la réserve naturelle de Lilleau des Niges.
  • Musée Ernest Cognacq, à Saint-Martin de Ré.
  • Ecomusée des marais salants.
  • Le phare des baleines.
  • La maison du platin
  • Clocher observatoire

Gastronomie

On trouve de très bons restaurants sur l'Ile de Ré, gastronomiques ou non. La Flotte et Saint-Martin ont également d'excellents glaciers.

Climat, faune, flore

L’Île de Ré profite d’un climat assez doux grâce à sa situation géographique et au courant marin chaud du Gulf Stream. L’île est très ensoleillée, avec 2 300 heures par an, elle se place après le Sud-est de la France et la Corse. En été, la chaleur est atténuée par la proximité de la mer. Par ailleurs, l’île est parfois surnommée le « Midi atlantique » grâce aussi à sa faune et sa flore. En hiver, la température est assez douce et les chutes de neige peu fréquentes.

C'est au nord de l'île, qu'on trouve la réserve naturelle de Lilleau-des-Niges. Des dizaines de milliers d’oiseaux migrateurs y transitent chaque année (bernaches et canards en hiver, gorgebleues et sternes pierregarins au printemps) mais aussi tadornes, aigrettes… Hérons et aigrettes garzette dans les marais de Loix.

À quelques kilomètres de là, les forêts domaniales de Trousse-Chemise, du Lizay, de la Combe-à-L'eau et du Bois Henri IV sont bordées de plages dont les dunes révèlent une flore typique des milieux dunaires (linaires, œillets des plages). Les pins maritimes et parasols, les chênes verts, y abritent, en sous-bois, des plantes caractéristiques des maquis et des garrigues du Midi méditerranéen.

Situé un peu à l'écart dans l’île, à La Couarde, Loix et Ars-en-Ré, les marais salants rétais cachent aussi une flore spécifique des marais : salicorne, statice ou lavande de mer, moutarde noire (Brassica nigra).

L'île de Ré héberge quelques plantes rares dont le fameux Ciste hirsute (Cistus hirsutus = C. psilosepalus) dans le bois de Trousse Chemise.

Étymologie

Un géographe, appelé l’anonyme de Ravenne, est le premier à mentionner l’île de Ré sous une forme latinisée Ratis au VIIe siècle dans sa cosmographie. On trouve aussi la forme Radis (sans date).

Faisant partie du domaine de la tribu gauloise des Lémovices, ceux-ci la désigneront plus tard sous le nom latin de Arica Insula dans leurs « itinéraires maritimes », mais la signification de ce nom demeure inconnue.

On trouve bien en gaulois ratis (lire rătis avec un a bref) « fougère », cité par Marcellus de Bordeaux dans De medicamentis Liber : « Herbae pteridis, id est filiculae, quae ratis gallice dicitur.. », qu'on retrouve également dans les autres langues celtiques : breton radenn (*rati-nā), vieil irlandais raith « fougère ».

J.M. Cassagne et M. Korsak considèrent que Ré signifie « l'île aux fougères ».

Cependant, Xavier Delamarre qui identifie bien ce mot dans Rezé (*Ratiate > Ratiaton IIe siècle), Razac-sur-l'Isle (*Ratiacum > Razacum XIIIe siècle, avec suffixe -acum), etc. ne mentionne pas Ré. Par contre, il cite un homographe rate / ratis (lire rāte / rātis, avec a long), bien représenté dans la toponymie, et qui signifie « muraille, rempart », d'où « fort » (cf. vieil irlandais ráith « levée de terre, fort ») et qui constitue peut-être le type primitif de Ré, de *rati-, d'où le latin Radis.

Patrimoine et monuments

L'Île de Ré possède de nombreux monuments historiques notables.

  • Le phare des Baleines a été construit en 1853, à la pointe ouest de l'île. Sa hauteur est de 57 m, et sa portée de 39 km. Un phare plus ancien, moins haut, situé à côté du grand phare, a été édifié à l'époque de Vauban (1682).
  • L'île possède d'autres monuments de Vauban:
    • A Saint-Martin-de-Ré, inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO, l'enceinte et ses deux portes, sa citadelle, construites pour se protéger des Anglais, l'hôpital, de nombreux corps de garde, une poudrière.
    • A La Flotte un fort, appelé Fort de La Prée, (modifié par Vauban) datant de 1625.
    • Deux redoutes à Rivedoux-Plage et au Martray à Ars-en-Ré.
  • À Saint-Martin, l'hôtel de Clerjotte, actuel musée Ernest Cognacq, construit au XVe siècle, demeure l'un des plus remarquables monuments d'architecture civile de l'île. La ville qui se compose de nombreuses belles et vieilles maisons dont certaines sont déjà présentes sur le plan-relief cher à Louis XIV.
  • L'église Saint-Étienne d'Ars-en-Ré, avec une tour qui jadis servait d'amer pour les pêcheurs, datant du XVe siècle. Le portail, quant à lui, est antérieur au reste.
  • L'église Saint-Martin de Saint-Martin-de-Ré, de style gothique. Elle fut ravagée pendant les guerres de Religion puis partiellement reconstruite plus tard.
  • L'église de Sainte-Marie a conservé sa haute tour du XVe siècle.
  • Près de La Flotte se dressent les majestueuses ruines de l'abbaye Notre-Dame-de-Ré, dite des châteliers, édifiée au XIIe siècle (ordre cistercien). Les autres églises et chapelles de Ré sont pour la plupart construites dans un style typiquement rétais. Il faut noter le beau portail de l'église de la Flotte.

Les rues, venelles fleuries et maisons, charmantes et pittoresques, contribuent au visage traditionnel de l'île de Ré.

Le musée de la Maison du Platin, à La Flotte, dévoile les pages du patrimoine rétais à travers ses expositions (maquettes de bateaux, reconstitutions, costumes).

Économie

Les ressources économiques de l'île sont essentiellement touristiques, maritimes (ostréiculture et plaisance) et agricoles (vignes, cultures maraîchères).

Coquillages et poissons frais sont encore vendus par quelques pêcheurs sur les quais de Saint-Martin-de-Ré ou Rivedoux-Plage, la majorité des bateaux de pêche étant maintenant amarrés dans le bassin en eau profonde du port de pêche de Chef de Baie/La Pallice, résolvant ainsi le problème des marées.

L’ostréiculture est développée principalement sur la côte nord où sont installés les ports de l'île (Rivedoux-Plage, La Flotte-en-Ré, Saint-Martin-de-Ré, Loix) mais aussi sur la côte sud d'Ars-en-Ré.

Dans la partie ouest de l'île, entre Loix, Ars, Saint-Clément-des-Baleines et Les Portes-en-Ré, on découvre 1500 hectares de marais et marais salants, terres d'accueil de milliers d'oiseaux migrateurs et terres de culture pour les sauniers qui récoltent le sel sur 350 hectares de saliculture.

À l'intérieur de l'île, on cultive des produits maraîchers (pommes de terre, asperges) et la vigne sur 650 ha (vin de pays charentais, pineau et cognac). Les marchés, quotidiens l'été dans chaque village, ont un grand choix et permettent un contact direct avec les producteurs. C'est une destination touristique, avec un bon ensoleillement et un vent rafraîchissant sur de grandes plages de sable (50 km de plage sur l'île), ce qui est accueillant pour les familles avec des enfants pendant la période la plus chaude de l'année.

Culture

La culture rétaise est riche et caractéristique. L'âne en culotte est un des symboles de l'île de Ré. Cette tenue était utilisée pour qu'il ne soit pas piqué par les moustiques dans les marais.

D'un point de vue linguistique, le patois vendéen domine traditionnellement sur l'île, sauf à Sainte-Marie où était utilisé le patois aunisien.

Tout au long de l'année, La Maline anime la vie culturelle rhétaise.

Curiosités

À la fin du XIXe siècle la France et l'Europe se modernisèrent et beaucoup de trains apparurent. Celui de l'île fut imaginé à partir de 1877 pour transporter des marchandises et la production de vin ; la ligne fut ensuite ouverte aux voyageurs, et a été inaugurée officiellement en 1898. Il reliait toutes les communes, mais ne passait pas forcément au centre des villages, la gare de Loix se trouvait au lieu-dit « Le Feneau » à 4 km du village. Surnommé le «tortillard», tracté par des locomotives Corpet-Louvet sur voie métrique, il était lent, toujours en retard, grinçait et déraillait parfois.

Il était à l'époque très populaire et demeurait un des symboles de l'île. Mais en 1934 des taxis et des autobus arrivèrent sur Ré et l’année suivante le petit train fit ses adieux aux rétais. Pendant la Seconde Guerre mondiale l'armée d'occupation, l’organisation Todt le fit revivre. Après la guerre, la pénurie de carburant aidant, il survécut puis fut transformé en autorail mais son existence fut éphémère et le réseau ferré démonté. Une grande partie les pistes cyclables actuelles emprunte le tracé des voies.

Quelques vestiges existent encore : la gare d’Ars, sur le port, ou celle des Portes et son hangar à locomotives, quelques traces également sur le port de Saint-Martin et par-ci par-là dans la campagne des rails transformés en piquet de clôture.

Presse

  • Le Phare de Ré, hebdomadaire créé en 1949, tirage à 16 000 exemplaires (janvier 2008) dont le siège se trouve à Saint-Martin-de-Ré.
  • Le journal des propriétaires de l'île de Ré, bimestriel créé en 2003.

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